Mot du directeur

Je profite de la mise à jour de notre site Web pour vous adresser quelques mots au sujet de notre département. La pathologie demeure aujourd’hui une des sciences fondatrices de la médecine moderne. Appelés à nous adapter aux technologies émergentes tout en conservant notre vocation première, celle d’étudier la maladie à l’échelon cellulaire, nous poursuivons notre quête de nouvelles connaissances pour mieux comprendre et guérir les maladies qui affligent l’espèce humaine.

Il ne faut donc pas se surprendre de voir notre action s’exercer sur les plans de l’enseignement, de la recherche et des soins aux malades. C’est à cette mission tripartite que je me suis attaché pour définir les orientations départementales.

Fiers d’une longue tradition de formation à l’Université de Montréal, nos professeurs s’engagent de façon remarquable en enseignement. À cet égard, notre influence dépasse largement les études de premier cycle à la faculté de médecine (programme de doctorat [M.D.] et baccalauréat en sciences biomédicales), s’étendant à des dizaines d’étudiants d’autres facultés des sciences de la santé. C’est notre département qui est responsable notamment de l’enseignement de l’anatomie, de la pathologie et de l’immunologie générale, de l’embryologie et de la biologie cellulaire. Un effort particulier a été fait pour intégrer, aussi souvent que possible, la microscopie virtuelle. Nous avons la ferme conviction que les cours magistraux doivent être assortis de travaux pratiques faisant appel à cet outil convivial et performant. Je voudrais souligner à cet égard le travail formidable de Diane Gingras, qui veille à la bonne marche de ce laboratoire.

Nous revoyons actuellement le contenu entier de nos programmes d’études des 2e et 3e cycles pour mieux les arrimer à la réalité d’aujourd’hui. Avec l’aide des Drs Dominique Trudel, clinicienne-chercheuse au Centre de recherche du CHUM (CRCHUM), et Gilles Hickson, professeur agrégé au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine, nous avons lancé à l’automne 2015 un microprogramme et une maîtrise en pathologie moléculaire et médecine personnalisée. Fait digne de mention, plusieurs de nos professeurs et pathologistes cliniciens enseignent aussi bien dans le microprogramme que dans le programme de biologie des systèmes de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC).

En ce qui concerne les activités de recherche dans notre département, je crois pouvoir affirmer qu’elles mèneront à des percées majeures dans les années à venir. Grâce aux efforts et à la vision de mes prédécesseurs, nous avons pu recruter de nouveaux chercheurs de talent. Nos chercheurs publient régulièrement leurs travaux dans des revues prestigieuses, font bonne figure dans les concours nationaux et internationaux et disposent de plateformes technologiques et d’infrastructures (IRIC, CRCHUM, Centre de recherche du CHU Sainte-Justine) d’avant-garde. Le succès de nos journées scientifiques annuelles témoigne, me semble-t-il, de la vitalité de notre département.

Sur le plan clinique, je suis fier d’annoncer l’obtention d’un agrément complet pour notre programme de résidence en anatomopathologie jusqu’en 2019. Le travail remarquable des membres du comité du programme sous la gouverne du Dr Danh Tran-Thanh et de son prédécesseur, le Dr Mathieu Latour, nous a permis de réaliser ce tour de force. Notre programme de résidence en anatomopathologie se porte d’ailleurs très bien grâce à la qualité de nos résidents. Je voudrais enfin remercier tous les pathologistes cliniciens du département qui travaillent sans relâche sur le campus et dans les hôpitaux du réseau de l’Université de Montréal à la réalisation de notre mission.

Louis Gaboury, M.D., Ph. D.

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